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TOURAINE

Chronique

Conférence par le Professeur Léandre POURCELOT suivie d'un dîner. 18 h 30 Hôtel IBIS Styles Chambray-lès-Tours


Carnets d'un soldat de la guerre 14-18 Père du conférencier.



Ecoutez, Amis Anysetiers, la terrible  et admirable histoire du soldat Paul POURCELOT, grand-père de notre conférencier. Né en 1896, il fut  mobilisé en 1915 et se distingua par son courage pendant les combats de la Grande Guerre. Cultivateur de son état, il écrivit quasi au quotidien dans un petit carnet, d’une une écriture fine et serrée et avec une certaine autocensure, les conditions épouvantables de la vie, sur le front des combats, des soldats devenus chair à canon. Nous avons vécu les tunnels remplis d’eau et de boue. Nous avons frémi des souffrances vécues: les fatigues, les rats et les poux, le froid glacial qui gelait pieds et mains, la faim, la saleté et la promiscuité; mais aussi la peur lors des bombardements effrayants et des mitraillages, les gaz asphyxiants qui faisaient vomir et obligeaient à retirer les masques. Et tous ces morts, soldats et officiers confondus, tombés à ses côtés. Combien sont restés sur ces lieux de misère, enfouis sous terre dans le comblement des tranchées, bien souvent non identifiés, ou sont revenus infirmes ou malades!

Nous furent aussi présentés les techniques, les chevaux et les chiens, l’habillement,  les approvisionnements et toute l’indispensable organisation de l’arrière.

Nous avons traversé toutes ces batailles des Vosges  aux noms restés dans les mémoires : Vauquois en Argonne, Mort-Homme à Verdun où la confrontation, voulue par le Kronprinz, fit rage autant dans les nombreuses galeries à l’intérieur de la colline qu’à l’extérieur et pendant laquelle le caporal POURCELOT reprit le commandement d’une escouade. Puis Locre en Flandres d’où il sortit blessé à l’œil gauche. Bien souvent, il crut ne jamais revoir son village natal.

Démobilisé en 1919 avec le grade de caporal, qu’il conserva toute la guerre à sa demande, il obtint la médaille militaire et la croix de guerre. Il put enfin rentrer dans la ferme familiale à MOUTHE, dans le DOUBS. Il eut dix enfants de son mariage et fonda une fromagerie.

Notre conférencier nous apprit également que Louis Pergaud était natif du même village et que son célèbre ouvrage « La guerre des boutons » retraçait bien le climat et les péripéties dans l’école où lui-même fit sa scolarité primaire.

Se souvenir est nécessaire. Mais nous avons trouvé d’autant plus de satisfaction autour de la table, à échanger entre amis nos impressions dans la paix et le plaisir.

                                                                                                                Chantal LE SAULNIER  Héraut



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