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TOURAINE

Chronique

Journée en Loir et Cher à LUNAY, au Château de la Mézière, organisée par Isabelle de VIVÈS, Maistre Anysetier.




Oyez, oyez, le récit de la belle journée vécue en ce 5 octobre de l’an 2014. Rassemblés dans la fraîcheur matinale à la Ferme de l’Etang, Anysetiers et Anysetières purent contempler de près,  émerveillés, une harde d’une cinquantaine  de cerfs et biches alléchée par une distribution de boisseaux d’orge, accourus à l’appel de Patrice Norguet, leur éleveur. Nous eûmes le loisir de caresser à loisir Bambi, la favorite des lieux.

De riches et nombreuses informations  nous furent données sur les différentes étapes de l’élevage, de la mise bas à l’abattage, hélas triste nécessité ! mais une vie sur de frais pâturages, avec bons soins, et une fin sans souffrances.   S’occuper de 300 têtes n’est pas une petite affaire : la période du brame n’est pas sans danger: les cerfs excités deviennent agressifs. Ils ont coutume de se battre parfois jusqu’à la mort pour gagner les faveurs d’une vingtaine de femelles.  Ne croyez pas non plus la biche si douce ! Et saviez-vous que le mâle perd ses bois chaque année, que sa durée de vie varie de 15 à 25 ans et qu’il peut peser de 170 à 240kg, la biche de 90 à 130kg? 

C’est en constatant la baisse du coût des vaches et pour redonner un sens à son métier que notre hôte s’est découvert cette passion ; mais si son travail consiste à produire, abattre, transformer et vendre, il a préféré sous-traiter l’abattage qui nécessite  trop de contrôles et un matériel spécialisé.

Enfin dégustation de savoureux pâtés et saucisson nous furent offerte.

Paniers alourdis et bourses allégées, nous rejoignîmes en nos carrosses le Château de La Mézière ou notre hôtesse Anysetière, la Marquise Isabelle de Vivès et un sympathique frère bernardin nous accueillirent en fort beaux costumes d’époque. Le festin fut royal et joyeux.

A peine finissions-nous notre noir breuvage, qu’un svelte seigneur nous fit découvrir l’histoire antique du safran, originaire du Cachemire et parvenu jusqu’à nous par la Route de la Soie puis par les Croisés, alors pour un usage médicinal. Il nous apprit comment le « crocus sativus » se cultive, se cueille, juste au début de l’aube avant que la fleur ne s’ouvre et afin que les trois minces filaments rouges n’absorbent pas les senteurs à l’entour; comment l’émonder, le sécher, et les différentes espèces de produits du commerce, vrais ou frelatés. Et pourquoi la Hollande l’imposa comme étalon  pour les échanges.

 Ainsi le safran espagnol, le plus colorant du monde ; le safran parfumé qui capte les odeurs, le safran qui varie selon la lumière du soleil et donne la qualité culinaire.  Le safran culinaire, exhausteur de goût, développe les saveurs des autres ingrédients. Sachez aussi que pour un gramme, il faut 150 fleurs. Et qu’un filament pèse environ 0,06g.

La France est réputée pour la qualité de son safran ; au Moyen Age, elle produisait 12 tonnes par an ; aujourd’hui 20 à 30 tonnes. Le Gâtinais, Pithiviers, Toulouse et le Quercy s’en sont fait une spécialité.

A l’Etranger, l’Iran et le Maroc sont de gros producteurs.

Cette  riche journée s’est achevée par la découverte du moutardier et la visite du ravissant château commentée par sa propriétaire.  Cadre idyllique avec sa petite chapelle, son porche Renaissance richement sculpté, sa galerie à l’italienne, et ses cheminées inspirées de celles de Chambord. Là vivait le Seigneur de Mézière, médecin du Roi Henri IV et qui accueillit en justes noces Jeanne d’Albret et Antoine de Bourbon, parents du Roi.

 Que soit grandement remerciée notre noble hôtesse.

                                                                                                                Chantal LE SAULNIER  Héraut



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